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  • Lycéens menacés d’expulsion, assez des soupçons !

    Rassemblement mercredi 16 mai

    Ils s’appellent Djelil, Alpha, Christian, Bérenger, Ben Yaya, Mahamadou, Douga, Inza. Ils ont entre 16 et 18 ans, sont élèves dans nos lycées, à Condorcet, Lamarque, Charlie Chaplin, Cuzin, Les Canuts… Ils ont risqué leur vie et marché à travers de nombreux pays avant d’arriver en France dans l’intention d’y trouver la paix, d’aller à l’école, et de réussir leur vie ici parmi nous.

    Au lieu de les accueillir, les autorités françaises leur barrent la route par tous les moyens. A Lyon, La Métropole, le Parquet, la Police aux frontières (PAF), la Préfecture, leur pourrissent la vie en remettant en cause leurs actes de naissance, leurs papiers d’identité, et même dans certains cas leurs passeports pourtant légalement délivrés leurs ambassades en France, et ceci même quand les jeunes ont été reconnus mineurs par un juge des enfants et par les évaluations à leur arrivée…

    Depuis plus d’un an, la Métropole, le Parquet et la préfecture se sont mis d’accord. Ils soumettent les papiers des jeunes étrangers au service de la fraude documentaire de la PAF qui les décrète faux en prétextant un tampon qui bave, une impression en offset alors qu’elle devrait selon eux être en laser ou inversement, une faute d’orthographe, le nom d’un oncle qui est le même que celui d’un père…

    À partir de là, la machine s’emballe : plusieurs convocations à la police, test d’âge osseux humiliants et sans aucune fiabilité, accusation d’utilisation de faux papiers, de trouble à l’ordre public, Obligations de quitter le territoire (OQTF) sans délai avec interdiction de retour en France ordonnées par le Préfet, traduction devant le tribunal correctionnel pour certains, retrait de l’assistance éducative qui avait été mise en place par un juge des enfants, confiscation des passeports et de tous les papiers. Au bout du compte, le jeune se retrouve à la rue, sans aucun moyen financier pour manger et vivre, sans papiers, sans droits.
    La Métropole fait des économies, l’État se vante de faire reculer l’immigration...

    Nous à RESF, avec les enseignants des lycéens étranges harcelés pendant des mois, avec leurs copains et copines, avec les parents des copains et copines, avec de plus en plus d’associations et de personnes, nous soutenons les mineurs et jeunes majeurs étrangers traqués et demandons l’arrêt de la chasse indigne dont ils sont victimes.

    Mercredi 16 Mai de 16h30 à 18h
    Rassemblement devant la préfecture
    rue Dunoir (Tram T1, arrêt préfecture)

    Stop aux convocations PAF ! Stop aux test osseux !
    Levée de toutes les OQTF pour questions d’état civil !

    Collectif Jeune RESF 69, RESF 69

     


  • La suspicion sur les actes d'état civil et les documents d'identité des jeunes étrangers est générale, conduisant à un harcèlement permanent de ces gamins à tous les stades de leurs parcours...
     
    Il y a un an, presque jour pour jour, malgré nos protestations et nos manifestations de solidarité, Djelil, 15 ans et 9 mois, était enfermé au centre de rétention St-Exupéry puis renvoyé en Italie, pour avoir soi-disant utilisé un faux acte de naissance.
     
    Depuis, son ambassade a authentifié l'acte jugé faux par la fraude documentaire, et ces derniers jours la Cour Administrative d'Appel de Lyon a reconnu qu'il était bien mineur au moment où le Préfet lui délivrait à tort une OQTF!
    Cf pièce jointe.
     
    Combien de Djelil faudra-t-il encore pour que le Parquet et la Préfecture cessent leur sale boulot?
     
    Cette semaine encore, un jeune Ivoirien de 17 ans devait répondre devant le tribunal correctionnel d'une accusation montée de toutes pièces par le Parquet et la PAF !
     
         Mercredi prochain, le 16 mai,
     
    Retrouvez nous devant la Préfecture entre 16h30 et 18h!
     
    Nous protesterons contre  les rejets et  les menaces d'expulsion qui pourrissent la vie de nombreux lycéens étrangers.

     
    La reconnaissance des abus commis contre Djelil, nous la voulons pour tous les mineurs injustement soupçonnés et maltraités! 
     
    Le droit  à la protection, à l'école, et aux papiers, nous le voulons pour tous! 
     
    Collectif Jeunes RESF 69

  • Combattre le racisme, l'antisémitisme.... et l'islamophobie

    • Médiapart 28 avr. 2018
    Dans un texte collectif lancé par Alain et Philippe Cyroulnik, plus de deux cents personnalités et militant.e.s appellent à combattre « toutes les formes de racisme quelles qu'elles soient ». Elles affirment que le Manifeste contre le nouvel antisémitisme, « par les amalgames qu'il fait, attise et renforce ce qu'il prétend dénoncer ».
     

    Combattre le racisme, l'antisémitisme.... et l'islamophobie !

    Alors que se développent dans toute l’Europe des propos, actes et agressions racistes,xénophobes et antisémites :

    Nous dénonçons, combattons l’antisémitisme, et tout acte criminel ou agression à ce titre, comme nous le ferions pour toutes les formes de racisme quelles qu’elles soient.

    Nous savons que se taire aujourd’hui, banaliser ces discours et ces agressions ouvre la porte demain aux pires drames que l'histoire récente ou plus ancienne a fait connaître: qu'il s'agisse du génocide des juifs et des Roms perpétré par le nazisme, de celui des Tutsis, du génocide arménien, de l’épuration ethnique en Bosnie ou du génocide actuel des Rohingyas.

    Par les amalgames qu'il fait, le Manifeste contre le nouvel antisémitisme attise et renforce ce qu'il prétend dénoncer.

    Le délinquant voleur et meurtrier, nourri des poncifs antisémites sur la richesse supposée de toute personne juive, n'est pas le bras de Daesh ni le compagnon d'arme de Mohamed Mehra, Amedi Coulibaly ou Salah Abdeslam.

    Les violences antisémites actuelles, aussi insupportables qu'elles soient, sont loin d'être comparables à un pogrom et encore moins à une épuration ethnique !

    Assimiler la gauche antisioniste, qui a toujours été au premier rang du combat contre tous les racismes, à une nouvelle forme de l'antisémitisme relève d'une diversion mensongère et scandaleuse.

    Assimiler ceux qui dénoncent la colonisation israélienne et son gouvernement d’extrême droite à des complices de l'antisémitisme est un amalgame inacceptable.

    Au moment où les agressions contre les Français d'origine maghrébine, africaine et contre les Roms se développent, au moment où dans le débat politique générale, les propos stigmatisants contre les migrants et les exilés se multiplient, au moment où se libère une parole raciste, xénophobe et islamophobe décomplexée :

    Nous refusons la notion de responsabilité collective, que cela concerne un peuple ou une communauté religieuse.

    Nous refusons l'amalgame entre les actes criminels odieux ou à caractère délirant de certains et les projets ouvertement racistes et antisémites d'exécutions ou de massacres ourdis par d'autres.

    Nous rappelons que les premières victimes de Daesh et de ses sbires sont d'abord les populations des pays arabes ou africains et des musulmans.

    Nous dénonçons un texte qui assimile tout musulman à un intégriste en puissance, le désigne à la vindicte populaire et exige allégeance culturelle et repentance religieuse.

    Les exactions atroces commises au nom des intégrismes de tout genre, des dictatures de toutes espèces ont en commun cette capacité à rivaliser dans l’horreur, la mise en scène de la terreur et le refus radical de notre commune humanité.

    Les politiques laminant la vie de millions de personnes et la démission des forces qui devraient défendre les droits sociaux des peuples nourrissent le terreau d'une désespérance. Elles favorisent les régressions identitaires et les passions funestes du terrorisme.

    Nous affirmons qu'il faut relever ce défi mortifère et se mobiliser pour arrêter cet engrenage fatal.

    Nous affirmons notre solidarité avec toutes les victimes de ces exactions et notre exigence de ne pas refaire ce qui fut fait en d'autres temps : accueillons et défendons toutes celles et ceux qui les subissent.

    Signataires :
    >

    > Alain Cyroulnik, Philippe Cyroulnik, Myriam Martin, Alain Krivine, Samy Johsua, Renée-Claire Glichtzman, Laurent Levy, Bernard Noël, Élias Sanbar, Christine Poupin, Marc Slyper, Philippe Poutou, Annick Coupe, Olivier Besancenot, Anne Rochette, Camille Saint-Jacques, Marcel Francis Kahn, Sophie Bensaïd, Enzo Traverso, Julien Salingue, Pierre Buraglio, Pierre Khalfa, Dominique Vidal, Pierre Cours-Salies, Laurence De Cock, Philippe Roux, Marie Ducaté, Jacques-Henri Michot, Dominique Angel, Jacques Moulin, Patrick Silberstein, Marie-France Cyroulnik, Michèle Sibony, Paul Alliès, Bernard Dreano, Sophie Zafari, Stéphane Tessier, Pierre Stambul, Catherine Samary, Michèle Krum, Jean-Marc Bourquin, Sonia Casagrande, Nadine Slyper, Claude Bégué, Claude Gutman, Salah Amokrane, Bernard Landau, Jacques Lerichomme, Françoise Laroche, Claude Buraglio, Al. Martin, Valérie Jouve, Bernard Cholet, Omar Slaouti, Patrice Leclerc, André Rosevègue, Alima Boumedienne Thiery, Mohammed Ben Yaklhef, Sonia Fayman, Jacques Fontaine, Fafia Djardem, Michel Angot, Pierre Josse, Julien Rivoire, Pierre-Yves Pira, Hélène Adam, Jean Malifaud, Bernard Deswarte, Didier Daïen, Dominique Dehais, Tristan Tremeau, Nathalie Quintane, Jean-Luc Nancy, Jean Marc Cerino, Gérard Chaouat, Bally Bagayoko, Alain Jugnon, Mathilde Ferrer, Pierre Zarka, Lena Coulibaly, Fatou Coulibaly, Michel Ricard, Patrick Chorowicz, Paule Bodilis, Estelle Fredet, Charles Bonn, Barbara Satre, Jean-Paul Ravaux, Michel Henry, Christian Bensimon, Véronique Bourquin-Valzer, Nicky Tremblay, Agnès Denis, Bernard Alleton, Sylvie Amestoy, Arthur Leduc, Jean-Louis Griveau, Catherine Bensimon, Marie-José Mondzain, Isabelle Nicoladze, Mouloud Haddak, Jean-Louis Schoelkopf, Marie-Claude Herboux, Patrick Brody, Étienne Adam, François Wouters, Jacques Fath, Michèle Lesbre, Pierre Alferi, Jacques Bidet, Noufissa Nikou, Jean-Marie Gleize, Simon Picou, Fazia Balhi, Nathalie Crubézy, Roland Ceccotti, Didier Epsztajn, Lysia Edelstein, Sonia Ollivier, Pierre Rousset, Merwane Daouzli, Pascal Boissel, Jean-Marie Viprey, Josette Trat, Daniel Guerrier, Pedro Vianna, Eric Meleuc, Zora Perret, Raphaël Giromini, Alexis Cukier, Colin Falconner, Raymond Benhaim, Mehdi Lallaoui, Christian Mahieux, François Gèze, Marcel Seguret, Alice Dula, Bernard Messing, Dominique Terres, Gilles Houdouin, Vincent Genestet, Clémentine Cholet, Michel Faujour, Tatiana Cyroulnik, Pierre Concialdi, Katayoun Jondeau, Rhizlane Laabid, Nicolas Cyroulnik, Eric Laine, Olivier Milleron, Lucien Sanchez Badia, Frédéric Nadolny, Claudine Gleyzes, Guy Ayats, John Mullen, Jean-Pierre Martin, Mohamed Mechmache, Marie-Claude Maclaren, Alistair MacLaren, Philippe Sheppens, Franck Gaudichaud, Louis Weber, Daniel Desmé, Frédéric Bodin, Messaoud Romhdani, Kamel Jendoubi, Dominique Glaymann, Aurore Buvron, Gilles Manceron, Jean Philippe Milesy, Myriam Camipinos-Dubernet, Patrick Vassalo, Mireille Fanon Mendes-France, Franck Mouly, Patrick Fodella, Anne-Marie Faucon, Michel Malacarnet, Arnaud Clapier, Elizabeth Heller, Jean-Jacques Rue, Les Cinémas Utopia, Laurent Esquerre, Marie-Ange Debard, Désirée Debard, Pierre-Yves Freud, Sharon Kivland, Michel Mousel, Jean-Louis Prat, Denis Vicherat, Jean-David Casemajor, Pouria Amirshahi, Tarek Ben Hiba, Brigitte Péret, Gilles Lemaire, Martine Spensky, Henri Mermé, Jean-Marie Fouquer, Caroline Houdin-Bastide, Pierre Granet, Armand Creus, Cécilia Joxe, Alain Joxe, Dominique Grange, Jacques Tardi, Jean-Gabriel Coignet, Madjid Messaoudène, Martine Gazel, Michel Capron, Catherine Tricot, Frédéric Valabrègue, Olivier Martin, Monique Migneau, Guillaume Jondeau, Xavier Milleron, Michèle Guerci


  • 1er mai : 10h Place Jean Macé

    3 mai : rassemblement 11h devant le rectorat (grève et manifestation unitaire)

     

     

     


  • SOUTIEN A LA MARCHE DU RETOUR STOP AUX CRIMES ISRAELIENS 

    MANIFESTATION PALESTINE SAMEDI 12 MAI

    15h PLACE BELLECOUR

     

    Depuis plusieurs semaines les palestiniennes et palestiniens se mobilisent en organisant des marches du retour. Ils protestent pacifiquement contre les conditions de vie inhumaines à Gaza et réclament le droit au retour. Rappelons que le retour est un droit consacré dès 1948, par la résolution 194 de l’ONU.

    Des dizaines de manifestantes et de manifestants pacifiques sont tués de sang froid par les soldats israéliens, des milliers sont blessés, même les journalistes sont ciblés.

    L’année 2018, marque aussi un triste anniversaire, La Nakba (la catastrophe). Ainsi cela fera 70 ans le 15 mai que plus de 700 000 palestiniens ont été chassés et leurs villages détruits.

    Depuis la création de l’État d’Israël le droit des palestiniennes et palestiniens est constamment nié. Nettoyage ethnique, crimes, colonisation, apartheid... font partie de l’histoire constante du peuple palestinien.


  • Caserne Chabal (centre d'hébergement d'urgence)  mardi 17 avril

     

    Témoignage de Pierre, militant RESF-Villeurbanne

     Depuis octobre 2017 j’accompagne plus particulièrement une famille en demande d’asile dans le cadre de mon engagement au sein du Réseau Éducation Sans Frontières de Villeurbanne ; je le fais car, citoyen français, je milite pour un accueil de l’étranger dans notre pays qui soit digne.

     Cette famille, avec 2 enfants préadolescents, après avoir vécue dans un squat, avait obtenu une place en hébergement d’urgence dans la caserne désaffectée de Saint-Priest, centre géré par l’Armée du Salut.

     Le plan froid prenant fin le 31 mars, toutes les familles hébergées dans ce centre ont commencé à vivre ou revivre dans l’angoisse du lendemain à l’approche de cette échéance. On (les responsables du centre d’hébergement) leur a dit d’abord qu’après le 3 avril personne n’était en mesure de leur indiquer ce qu’il adviendrait ; puis on leur a remis en main propre un document nominal indiquant que l’échéance de l’hébergement était reportée au 30 avril.

     Lundi matin, 16 avril, des personnes mandatées par la préfecture sont venues pour faire un tri entre les familles : celles qui pourraient rester jusqu’au 30 juin et celles qui devaient partir immédiatement et au plus tard mardi 17 avril dans la journée.

     La famille que j’accompagne m’a téléphoné en fin de matinée pour m’annoncer la catastrophe qui s’abattait sur eux. Ne pouvant absolument rien faire d’autre lundi après-midi que relayer l’information, j’ai décidé d’aller les voir au centre d'hébergement d'urgence mardi matin.

     Arrivé à 8h15 j'ai pu entrer sans problème après avoir annoncé qui je venais rencontrer et après avoir laissé ma carte d'identité à la sécurité.

    J'ai d'abord vu un animateur de l'Armée du Salut, très sympathique, encore sous le choc de ce qui s'était passé la veille : l'annonce brutale de la mise à la rue immédiate sous 24h de plus de 150 personnes ; il venait d'apprendre 5mn auparavant (m’a-t-il dit) qu'un délai d’une semaine venait de leur être accordé.

     Plusieurs personnes m’ont rapporté que la veille avait été terrible avec des crises de nerfs, des évanouissements... tout le monde pleurait, y compris le personnel de l'Armée du Salut.

     Les gens que je croisais dans la caserne me saluaient en me disant "ça va ?", en quête sans doute d'infos sur les suites à la journée de la veille.

     Je suis arrivé dans le secteur où loge la famille que j’accompagne ; une animatrice a frappé à leur porte ; Madame a ouvert ; vous ne pouvez pas imaginer comme elle était émue de me voir ; elle, qui comprend assez bien le français mais qui habituellement s’exprime très peu, s'est mise à me parler en un français compréhensible de tout ce qui s’était passé la veille, m'a remercié d'être venu et m'a fait entrer dans la chambre qu'ils occupent à 4.

    Son mari et leur fils étaient partis avant mon arrivée à la recherche d'un abri ; Madame lui a téléphoné pour lui annoncer ma visite ; leur jeune fille qui dormait a été réveillée par sa mère pour qu'elle nous serve d'interprète, car elle comprend et s’exprime très bien en français grâce à sa scolarité ; la jeune fille avait encore les yeux rougis de trop d'angoisse. La valise était prête dans un coin de la chambre.

    Une jeune femme, amie de la famille, qui parle parfaitement le français, nous a rejoints et nous avons échangé longuement sur la situation de chacun.

     J'ai donc appris que sur 23 familles albanaises, 20 avaient été enjointes à quitter les lieux ; la jeune femme enceinte de 6 mois et son mari, une famille avec un bébé prématuré de 3 mois et un couple dont le mari a de gros problèmes psychologiques étaient eux autorisés à rester jusqu'au 30 juin.

     En plus des 20 familles albanaises, 3 familles arméniennes sur 4 doivent partir, des familles "arabes" aussi ; au total ce sont environ 150 personnes que l’État veut faire partir ; seules les familles Rroms sont autorisées à rester avec les femmes enceintes, les familles avec enfants de moins d’un an et les personnes gravement malades.

    Certains Rroms avec lesquels j'ai pu échanger ne comprennent pas cette différence de traitement alors qu'il y a de la place pour tous dans cette caserne. Des bruits courent que d’autres familles viendraient remplacer celles qu’on oblige à partir !

     J'allais partir quand des militant.es de "Jamais sans Toit" sont arrivés et ont essayé de collecter le maximum d'informations : noms, composition des familles, écoles fréquentées par les enfants, tél. ... pour transmettre aux différents collectifs... et organiser la contestation... plusieurs des familles recensées par eux sont domiciliées à Villeurbanne.

     Il s'est passé lundi 16 avril 2018 quelque chose que je considère comme de la maltraitance et même de la torture morale et psychologique, par personnes détentrice de l’autorité publique, comportement qui non seulement est inhumain, mais qui doit être sanctionné ; dans un État de droit c'est proprement inadmissible.

    Des enfants en bas âge ont vu leurs parents et tout le monde pleurer ; ils ont dû éprouver une angoisse profonde qui laissera des traces encore plus terribles que pour les autres enfants et les adultes.

    On écrit à des personnes début avril qu’ils peuvent rester jusqu’au 30 avril ; le 16 on leur demande de partir le 17 et le 17 on leur écrit que finalement ce sera le 24 avec le concours de la force publique si nécessaire. La préfecture s’est permis ainsi de traiter des hommes et des femmes, des enfants, comme du bétail ou comme une vulgaire marchandise.

     Pierre


  • Journée de convergence de luttes et manifestation le jeudi 19 avril

     

    Ces dernières semaines, des initiatives d’actions avec des grèves et manifestations ont été organisées dans plusieurs secteurs professionnels et territoires. Appel de l’intersyndicale à une première étape dans le processus de convergence des luttes. Manifestation à 13h30, place Jules Ferry (gare des Brotteaux) 

    Agents de la Fonction publique, salariés, cheminots, retraités, jeunes….se mobilisent tour à tour pour dénoncer la remise en cause profonde de notre modèle de société. Une journée d’actions, de grèves et de manifestations est prévue le 19 avril.

    Animé par la seule volonté de répondre aux intérêts individuels de quelques « premiers de cordée », aux revendications du Medef, le gouvernement et la majorité parlementaire s’inscrivent dans une remise en cause profonde de notre modèle de société.

    Salariés ou travailleurs dit autonomes, privés d’emploi, retraités, jeunes sont mis en opposition pour ne pas solliciter les moyens financiers existants, ni répartir les richesses produites par le travail.

    L’intersyndicale propose à toutes et tous d’agir le 19 avril pour une alternative de progrès social autour :

    • De l’amélioration des salaires, des pensions et des minima sociaux sur la base d’un SMIC fortement revalorisé.
    • Du développement de l’emploi de qualité et la réduction du temps de travail.
    • De l’obtention de droits collectifs de haut niveau inscrits dans des conventions collectives ou des statuts.
    • Du développement d’une industrie et de services publics qui répondent aux besoins des populations.
    • D’un accès à des études supérieures sans sélection à l’entrée.
    • D’un accès élargi à la formation professionnelle libérée de toute logique marchande.

    L’intersyndicale, ses militants, ses syndiqués sont à pied d’œuvre pour élever le rapport de force dont les travailleurs ont besoin pour la satisfaction de leurs revendications. Pour être plus fort, il faut être plus nombreux.

    À l’appel des 7 organisations, participons massivement à la manifestation unitaire le Jeudi 19 avril 2018
    13h30, place Jules Ferry (gare des Brotteaux)

    Jusqu’à la Place Bellecour


  • Du 12 au 15 avril : Les cheminots maintiennent la pression !

     

    Appel de la CGT pour la prochaine séquence de grève cheminote.
     

    Une deuxième séquence qui mobilise…

    • La totalité des AG ont reconduit le mouvement pour la séquence de grève du 13 et 14 avril !
    • Plus de 800 Cheminots présents sur les AG de sites.
    • Dimanche,160 cheminots en famille ont partagé un repas fraternel de grévistes à la Bâchasse (Patrimoine commun des cheminots).
    • Les cheminots valident dans les AG les modalités de grève(2 jrs tous les 5jrs), pour s’inscrire dans la durée.
    • Sur la région de Lyon, plus d’1 cheminot sur 2 ont participé à la séquence de grève du 8/9 Avril !
    TRAM TRAIN Lyonnais : aucunes circulations ferroviaire sur l’Ouest Lyonnais (Poste d’aiguillage de Tassin + CRTT + Agents des gares fortement en GREVE).

    Dimanche sur LCI : Christophe Castaner (LREM), affirme que la concurrence est bien un choix politique du gouvernement E.Philippe, la CGT s’oppose à cette posture idéologique et porte une autre voix : celle du Service Public.

    Préavis unitaire du jeudi 12 avril 2018 à 20h au dimanche 15 avril 2018 à 7h55.  

    RDV vendredi 13 avril 2018 à 11h devant la gare de Lyon Part-Dieu (Place Charles Béraudier) pour une manifestation en direction de la Tour Incity.
    AFFIRMONS haut et fort, la défense des Services Publics

     




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