Le plus combatif des syndicats est bien obligé, sous peine de renoncer à sa fonction de défense de nos intérêts , d’entretenir avec la partie adverse, le patronat, et plus généralement avec la société environnante, des rapports constants qui supposent négociation et compromis (à ne pas confondre avec la compromission). Toute pratique du juridique, si elle s’exprime dans le cadre de la loi et de ses espaces, n’en demeure pas moins pour nous une pratique d’action directe. Ainsi, à défaut d’une lutte collective, la gestion d’un dossier juridique individuel doit toujours se faire avec la personne concernée dans un cadre coopératif de formation et d’auto-formation. D’autre part les activités de défense juridique ne doivent jamais prendre le pas sur les autres activités.