• Halte aux crimes israéliens, Sanctions immédiates contre Israël ! Rassemblement lundi 2 avril 

    samedi 31 mars 2018, Par Le Collectif 69

    Puissance occupante, Israël provoque un nouveau massacre à Gaza contre des Palestiniens rassemblés pacifiquement pour l’application du droit au retour, le 30 mars 2018, « Jour de la terre » :

    16 morts et plus de 1400 blessés sont déjà victimes de la barbarie israélienne. Ce n’est pas tolérable. Nous assistons, ainsi, à de nouveaux crimes de guerre.

    RASSEMBLEMENT:

    Le lundi 2 avril à 11h

    Place de la comédie (devant l’Opéra)

    Métro Hôtel de ville ligne "A"

    La France doit exiger l’arrêt des massacres à Gaza. Elle doit en finir maintenant avec les belles paroles

    - Elle doit prendre immédiatement des sanctions contre cet état terroriste dont l’impunité est un encouragement au crime.

    - L’Union Européenne doit immédiatement suspendre son accord de coopération avec Israël de 2002.

    - La CPI (Cour pénale internationale) doit en finir avec son examen préliminaire pour crime de guerre commencé depuis bientôt 3 ans ! et traduire les responsables israéliens devant cette juridiction.

    - Nous engageons toutes les personnes de conscience de rejoindre la campagne internationale et non violente BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)

    - Le blocus criminel et illégal de Gaza doit être rompu, Israël doit respecter le droit international dont la résolution 194 de l’ONU sur le droit au retour.


  •  Samedi 31 mars 2018 Fin de la trêve hivernale

    Appel à prendre la rue contre les expulsions !

     

    La précarisation lente et progressive de couches de plus en plus larges de la population attaque de manière déchirante toutes les catégories les plus faibles de la société. Elle met en péril de plus en plus de familles, de personnes isolé·e·s, d’étudiant·e·s..., jusqu’à l’impossibilité de pouvoir payer un loyer ou même de trouver un toit. La baisse des APL en septembre dernier, attestent suffisamment de la disposition du gouvernement sur la question sociale. Partout le 31 mars va signifier, avec la fin de la trêve hivernale, des opérations policières pour priver d’habitat des précaires et mal-logé·e·s.

    31 mars, expulsion nulle part !

    Dans la même « dynamique », les conditions d’accueil sur le territoire ne cessent de se durcir et le projet de loi « asile et immigration » porté par Gérard Collomb enfonce le clou. L’ouverture de bâtiments devient une nécessité vitale, en ville oudans des universités, pour les exilé·e·s même mineur·e·s. Ainsi plusieurs occupations ont eu lieu pour soutenir et mettre à l’abri des familles sans toit ou migrants privés de logement dans de nombreuses écoles de l’agglomération, à l’université Lyon 2, mais aussi des bâtiments vides comme l’amphi Z, la maison Mandela ou la Trappe. La fin de la trêve hivernale renvoie à la rue de nombreuses familles et personnes.
    Tout le monde déteste les expulsions !
    Après la victoire historique du mouvement anti-aéroport dans la région de Nantes, le gouvernement veut contenir la propagation de la vague de luttes de territoire face aux projets destructeurs. A Bure, à Notre dame des landes ou plus proche comme à Roybon et l’A45, ces lieux sont également en danger.
    Résistance à toutes les expulsions !
    Cette année toutes les tentatives d’expulsions feront face à une opposition déterminée ! En ce mois de mars 2018, les luttes pour l’habitat résonneront au côté des luttes salariales. Des manifestations auront lieu dans plusieurs villes en France.

    Samedi 31 mars 2018 : fin de la trêve hivernale
    Appel à prendre la rue contre les expulsions !

    Manifestation samedi 31 mars 10 h 30 de Charpennes (métro) à Cusset, Amphi Z, 12 rue Baudin, Villeurbanne

    A l’Amphi Z

    L’après midi

    Repas et fête des voisins avec divers ateliers : jardin (mise en culture desRetour ligne automatique
    terres arables), ateliers sérigraphie, stand coiffure, des tournois de foot et deRetour ligne automatique
    pétanque, des prises de parole et de la musique, friperie à prix libre

    En soirée, dès 18h : des concerts !

    A l’appel de : Soutien à l’Amphi Z, Maison Mandela, La trappe, Agir Migrant, Jamais sans Toit, Collectif ZAD, la Clique des Amis de Bure, de Roybon, de l’A45, les squats...


  • Grève et manif le 22 mars :

    un combat commun pour l’intérêt général

     

    Le 22 mars, dans le cadre d’appels intersyndicaux très largement majoritaires, cheminots et agents de la Fonction publique sont appelés à l’action. Les organismes sociaux (CPAM, CRAM…), les industries chimiques, le commerce ainsi que les étudiant·e·s et lycéen·e·s sont appelé·e·s à les rejoindre dans la grève et dans la manifestations contre la casse du services publique et plus largement contre la politique néo-libérale que veut nous imposé Macron.

    Le 22 Mars à Lyon, répondons massivement présent·es à la manifestation qui partira à 10h30 de la Place Bellecour en direction de la Préfecture. RDV aussi à Bourg-en-Bresse à 14h au Champ de foire où à StÉtienne : 10h30 à Châteaucreux

    22 mars : grève et manifestations dans la Fonction publique : communiqué commun des organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires

    Réunies à Lyon le 26 février, les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires ont fait le bilan des réunions bi latérales organisées par le Ministre. Les discussions ouvertes par le gouvernement sur le recours accru aux contractuels, les éléments de rémunération dont celui du mérite, une révision des instances de dialogue social…engagent de profondes remises en cause des missions publiques et une dégradation des conditions de travail des agent-es. C’est aussi une menace réelle contre le Statut Général des fonctionnaires et la fin possible d’une Fonction publique au service de l’intérêt général.

    A l’inverse de ces orientations inquiétantes, et de celles contenues dans le programme Action publique 2022, la qualité des services publics à rendre aux usagers sur l’ensemble du territoire, la défense de l’intérêt général, nécessitent la création d’emplois qualifiés pérennes et de qualité, une plus grande reconnaissance du travail et des missions exercées par les agent-es, une amélioration significative de leurs salaires.

    Pour les plus de 5 millions d’agents de la Fonction publique, après le report de PPCR et contrairement à ce qu’avait promis Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, leur pouvoir d’achat continue de baisser du fait du gel de la valeur du point d’indice, du rétablissement
    de la journée de carence, de l’augmentation de la CSG avec une simple compensation et des retenues pour pension.

    L’ouverture rapide de négociations est indispensable pour pouvoir rediscuter d’une augmentation réelle et significative des salaires de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique, permettant une réelle reconnaissance de leur engagement professionnel quotidien qui contribue à la qualité des services publics, au développement du pays comme à la cohésion de la société.

    C’est pour faire entendre ces légitimes revendications que les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires appellent les agent-es à se mobiliser massivement le 22 mars.

    Pour :

    · Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le
    rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;
    · L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui
    en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
    · Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre
    la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
    · Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
    · L’abrogation du jour de carence ;
    · La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes
    particuliers ;
    · La défense du statut général des fonctionnaires, et des statuts particuliers, qui permet déjà de
    répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire et qui garantit l’égalité
    entre les usagers.

    Manifestation à Lyon départ à 10h30 Pl. Bellecour en direction de la préfecture


  • CONFERENCE : "Palestine sous apartheid ?" Jeudi 22 mars à 18h à Lyon - avec Adri Nieuwhof

     

    Pour plus d'info cliquer


  •  

    Rassemblement et pique nique vendredi 16 mars a 12h devant la métropole de Lyon, pour la défense du squat « l’amphi Z » et exiger la réquisition de nouveau logement vide appartenant a la métropole

     

    Depuis novembre dernier, un grand nombre d’exilé⋅e⋅s à la rue se sont abrités dans un amphithéâtre de l’Université Lyon 2 (l’amphi C), puis dans un bâtiment vide réquisitionné sur le mode du squat situé au 12 rue Baudin à Villeurbanne (baptisé « l’Amphi Z »). Ces occupations étaient une réponse face à l’absence de solutions fournies par la Préfecture et la Métropole de Lyon à des centaines de personnes sans abri cet hiver, dont de nombreux.ses demandeu.r.ses d’asile. Rappelons que l’Etat a pour obligation d’héberger en urgence toute personne à la rue et de loger tou.te.s les demandeurs⋅ses d’asile, et que la Métropole détient de nombreux bâtiments vides et pourrait en réquisitionner d’autres : ancien collège Truffaut, Foyer St Grégoire d’une capacité de 50 places (préempté par la Métropole de Lyon en mars 2016 puis revendu à une SA HLM Vilogia, à ce jour toujours fermé sans travaux)... la liste des bâtiments vides à grande capacité d’hébergement dans l’agglomération est longue. Dans la continuité de la réquisition solidaire de l’Amphi Z, qui a permis à plus de 100 personnes d’avoir un toit face à l’inaction des autorités, un second lieu d’habitation squatté a été mis à disposition de familles demandeuses d’asile campant auparavant sur l’Esplanade Nelson Mandela (campement expulsé depuis par les pouvoirs publics). Ce lieu, appelé “Maison Mandela” abrite pour sa part une quinzaine de famille avec le concours du collectif Agir Migrants. Un troisième lieu appelé « La Trappe » a été occupé peu après. Site emblématique et symbole de notre résistance face aux politiques antimigratoires et xénophobes de l’État - qui compte bien durcir sa ligne avec la loi “Asile et Immigration” – l’Amphi Z constitue également un lieu d’organisation où se croisent migrant⋅e⋅s, collectifs, associations et militant⋅e⋅s en vue de l’obtention d’un logement décent et pérenne et de la régularisation des habitant⋅e⋅s : un toit et des papiers pour tou⋅te⋅s ! Mais ces lieux occupés sous le signe de la solidarité se trouvent aujourd’hui menacés :
    • La Maison Mandela est sous le coup d’une procédure d’expulsion dont le délibéré sera rendu le 12 mars 2018.
    • L’Amphi-Z, depuis un incendie accidentel survenu le 25 février dernier n’ayant pas causé de dégâts importants (aucune mise en péril du bâtiment), s’est vu priver d’électricité par les autorités, obligeant depuis lors les habitant⋅e⋅s à vivre sans lumière, ni chauffage, ni eau chaude… Parallèlement, un huissier s’y est présenté le 5 mars, première étape d’une procédure d’expulsion à venir.
    • La Trappe est sous le coup d’une procédure d’expulsion dont l’audience aura lieu le 12 mars

    Parmi les sans toit abrités à l’amphi C se trouvaient aussi de nombreux mineur.e.s isolé.e.s. Ils ont par la suite été hébergés par des personnes mobilisées autour des amphis C et Z, alors qu’ils devraient être immédiatement mis à l’abri, logés, accompagnés et scolarisés par la Métropole comme le prévoit la loi ! Depuis novembre, c’est plus d’une centaine de mineur⋅e⋅s isolé⋅e⋅s qui ont ont été « pris en charge » par des membres du « Collectif Amphi-Z » face aux manquements de la Métropole. L’unique réponse fournie pour l’instant à nos revendications (un toit et des papiers pour tou⋅te⋅s) prend la forme impitoyable de la répression : plutôt que de loger les sans toit, les demandeur.ses d’asile et les mineurs isolés, la Métropole préfère voter un budget de 1,8 millions d’euros affectés à la surveillance de ses bâtiments vides ! Devant ces pressions et provocations, le “Collectif Amphi-Z” constitué des habitant⋅e⋅s et de leurs soutiens reste solidaire, déterminé, mobilisé et appelle à un rassemblement le vendredi 16 mars à 12h devant la Métropole de Lyon à l’occasion de son Conseil mensuel, pour exiger :
    • Une intervention EDF d’urgence à l’Amphi Z pour une remise aux normes de l’installation électrique et le raccordement au réseau.
    • L’abandon de toutes les poursuites et procédures d’expulsion contre l’“Amphi-Z”, la “Maison Mandela” et « La Trappe », ainsi que l’arrêt des coupures de fluide (électricité, gaz...).
    • La signature d’une convention avec des membres du Collectif Amphi-Z constitués en association, pour le maintien dans la durée des habitant-e-s à l’Amphi Z à leurs conditions.
    • La réquisition par la Métropole des bâtiments vides pour l’hébergement des personnes encore nombreuses à la rue.
    • La prise en charge immédiate de tou⋅te⋅s les mineur⋅e⋅s isolé⋅e⋅s par la Métropole comme le prévoit la loi. Rassemblement le 16 mars 2018 devant la Métropole de Lyon, 20 rue du Lac, à 12h, heure du Conseil mensuel de la Métropole, afin de faire valoir nos droits et construire le rapport de force, pour un toit et des papiers pour tout-te-s ! (Prise de parole, musique, pique nique…)

    Tant qu’il y aura expulsion sans solution pérenne de relogement, il y aura occupation !


  • DU COL DE L'ECHELLE A BRIANCON 

     recit d'un evenement de samedi derner parmi les xxx evenements migratoires sur briancon montgenevre..une 30ène de personnes passent tous les jours qq soit les conditions meteo entre l'italie et la france  par la montagne!!!


    Le récit :  Samedi 10/03/18, Montgenèvre  aux alentours 21h,
    Une maraude ordinaire comme il s'en passe tous les jours depuis le début de l'hiver. Au pied de l'obélisque, une famille de réfugiés marche dans le froid. La mère est enceinte. Elle est accompagnée de son mari et de ses deux enfants (2 et 4 ans). Ils viennent tout juste de traverser la frontière, les valises dans une main, les enfants dans l'autre, à travers la tempête. Nous sommes 2 maraudeurs à les trouver, à les trouver là, désemparés, frigorifiés. La mère est complètement sous le choc, épuisée, elle ne peut plus mettre un pied devant l'autre. Nos thermos de thé chaud et nos couvertures ne suffisent en rien à faire face à la situation de détresse dans laquelle ils se trouvent. En discutant, on apprend que la maman est enceinte de 8 mois et demi. C'est l'alarme, je décide de prendre notre véhicule pour l' emmener au plus vite à l'hôpital. Dans la voiture, tout se déclenche. Arrivés au niveau de la Vachette (à 4km de Briançon), elle se tord dans tous les sens sur le siège avant. Les contractions sont bien là… c'est l'urgence. J' accélère à tout berzingue. C'est la panique à bord. 
    Lancé à 90km/h, j' arrive à l'entrée de Briançon... et là, barrage de douane. Il est 22h. « Bon sang, c'est pas possible, merde les flics ! ». Herse au milieu de la route, ils sont une dizaine à nous arrêter. Commence alors un long contrôle de police. "Qu'est ce que vous faites là ? Qui sont les gens dans la voiture ? Présentez nous vos papiers ? Où est ce que vous avez trouvé ces migrants? Vous savez qu'ils sont en situation irrégulière !? Vous êtes en infraction !!!"… Un truc devenu habituel dans le Briançonnais. Je les presse de me laisser l'emmener à l'hôpital dans l'urgence la plus totale. Refus ! Une douanière me lance tout d'abord « comment vous savez qu'elle est enceinte de 8 mois et demi ? »  puis elle me stipule que je n'ai jamais accouché, et que par conséquent je suis incapable de juger de l'urgence ou non de la situation. Cela m'exaspère, je lui rétorque que je suis pisteur secouriste et que je suis à même d'évaluer une situation d'urgence. Rien à faire, la voiturene redécollera pas. Ils finissent par appeler les pompiers. Ces derniers mettent plus d'une heure à arriver. On est à 500 mètres de l'hôpital. La maman continue de se tordre sur le siège passager, les enfants pleurent sur la banquette arrière. J'en peux plus. Une  situation absurde de plus.
    Il est 23h passés, les pompiers sont là...ils emmènent après plus d'une heure de supplice la maman à l'hosto. Les enfants, le père et moi-même sommes conduits au poste de police de Briançon à quelques centaines de mètres de là. Fouille du véhicule, de mes affaires personnelles, contrôle de mon identité, questions diverses et variées, on me remet une convocation pour mercredi prochain à la PAF de Montgenèvre. C'est à ce moment-là qu'on m'explique que les douaniers étaient-là pour arrêter des passeurs. 
    Le père et les deux petits sont expulsés vers l'Italie. Pendant ce temps-là , le premier bébé des maraudes vient de naître à Briançon. C'est un petit garçon, né par césarienne. Séparé de son père et de ses frères, l'hôpital somme la PAF de les faire revenir pour être au côté de la maman. Les flics finissent par obtempérer. Dans la nuit, la famille est à nouveau réunie.
    La capacité des douaniers à évaluer une situation de détresse nous laisse perplexes et confirme l'incapacité de l’État à comprendre le drame qui se trame à nos maudites frontières.
    Quant à nous, cela nous renforce dans la légitimité et la nécessité de continuer à marauder... toutes les nuits.
    Signé : Un maraudeur en infraction.

  • MANIFESTATION samedi 10 Mars

    14h30 Place des Terreaux

    Contre le projet de loi Collomb,

    unité pour son retrait !

    Des papiers, une école, un toit pour  tous !

    Respect des droits fondamentaux !

     

     

     

    Décryptage du projet de loi Asile et Immigration par la Cimade:

    Le projet de loi Asile et Immigration, présenté au conseil des ministres du 21 février 2018, consacre un très net recul des droits et va, s’il est adopté par le parlement, considérablement dégrader la situation d’un très grand nombre de personnes étrangères, par un affaiblissement de garanties et droits fondamentaux, et l’accentuation de la maltraitance institutionnelle.

    Hormis de rares mesures protectrices, ce projet de loi instaure principalement des mesures renforcées de restrictions, de contrôles et de « tris », à des fins d’empêchement d’entrée ou d’expulsion et de bannissement du territoire. L’analyse article par article réalisée par La Cimade démontre que des dérogations majeures au droit commun sont consenties, et une accentuation de la maltraitance institutionnelle est rendue possible par ce texte. En cela, il vient amplifier la politique migratoire actuelle, déjà fortement attentatoire à la dignité et au respect des droits fondamentaux des personnes.

    Parmi les propositions gouvernementales analysées par La Cimade, celles qui vont dégrader la situation d’un très grand nombre de personnes réfugiées et migrantes :

    • La réduction du délai de recours devant la CNDA de 30 à 15 jours ;
    • L’allongement de la durée de la rétention administrative jusqu’à 135 jours ;
    • Le bannissement des personnes étrangères et la systématisation des interdictions de retour sur le territoire français;
    • La pénalisation de l’entrée sur le territoire français en dehors des points de passage autorisés (passible d’une peine d’un an de prison et d’amendes).

    Étant donné la philosophie générale du projet de loi et son manque d’équilibre flagrant, il ne s’agit pas pour La Cimade d’obtenir des ajustements techniques ou de modifications cosmétiques, mais d’un retrait de ce projet de loi. Ce dossier vise donc à alerter sur les dangers de ce texte qui, par ailleurs, ne répond pas aux enjeux migratoires de notre temps. Au-delà du retrait de ce projet de loi, La Cimade appelle à une autre politique migratoire en totale rupture avec celle menée ces dernières années.

    Pour aller plus loin:

    le projet de loi

    L'étude d'impact

    L'exposé des motifs

     

     






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