• Le rapport d'Oxfam 2018 vient de sortir

     

    Oxfam France est une association de développement qui lutte contre les injustices et la pauvreté.Oxfam France est membre de la confédération internationale Oxfam, un réseau de 20 organisations de solidarité internationale qui travaillent ensemble dans plus de 90 pays pour trouver des solutions durables à la pauvreté.

    Lutter contre la pauvreté exige une approche puissante et pragmatique pour s'attaquer à la fois aux causes et aux conséquences sur la vie des populations.

     

    Davos 2018 : Les 1 % les plus riches ont empoché 82 % des richesses créées l’an dernier, la moitié la plus pauvre du monde n’en voit qu’une miette

    Oxfam lance sa campagne « Combattre les inégalités, vaincre la pauvreté »

    Des richesses engendrées l’année dernière, 82 % ont profité aux 1 % les plus riches de la population mondiale, alors que les 3,7 milliards de personnes qui forment la moitié la plus pauvre de la planète n’en ont rien vu. C’est ce que révèle le nouveau rapport d’Oxfam, « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent », publié aujourd’hui, à la veille du Forum économique mondial qui rassemblera le gotha du monde politique et des affaires à Davos, en Suisse.
    Ce rapport montre comment le système économique mondial permet à une minorité fortunée d’accumuler d’immenses richesses, tandis que l’immense majorité des travailleurs ne touche pas sa juste part qui lui permette d’accéder à un niveau de vie décent.
    • Entre mars 2016 et mars 2017 : le nombre de milliardaires a connu l'année dernière sa plus forte hausse de l'histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours.
    • En 12 mois, la richesse des milliardaires ont augmenté de 762 milliards de dollars, soit plus de sept fois le montant nécessaire par an pour sortir de l’extrême pauvreté les personnes qui y sont plongées.
    • Le patrimoine des milliardaires a augmenté en moyenne de 13 % par an depuis 2010, soit six fois plus vite que la rémunération des travailleuses et travailleurs, qui n’a progressé que de 2 % par an en moyenne.
    • Quatre jours suffisent au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales du secteur du textile pour gagner ce qu’une ouvrière de la confection bangladaise gagnera au cours de sa vie.
    • Porter les salaires des 2,5 millions d’ouvrières et ouvriers du textile vietnamiens à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars par an. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grands acteurs du secteur du textile en 2016.
    • De la même manière, 10 % des dividendes versés par Carrefour à ses actionnaires en 2016 suffirait à assurer un niveau de vie décent pour plus de 39 000 travailleurs du secteur du textile au Bangladesh.
    Pour Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam : « Ces chiffres vertigineux démontrent que le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie florissante, mais d’abord le symptôme d’un système économique défaillant qui enferme les plus vulnérables dans la
    pauvreté et porte aussi atteinte à la prospérité économique de toutes et tous, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE ».
    La France n’échappe pas à cette réalité. L’année dernière, les 10 % les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se sont partagés seulement 5 % du gâteau. Au sommet de la pyramide la richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en 10 ans et seuls 32 milliardaires français possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population française.
    La France se distingue en se présentant comme la championne d’Europe de la rémunération de ses actionnaires : 44 milliards d’euros de dividendes ont ainsi été reversés en 2017 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. C’est trois fois plus qu’il y a 15 ans, tandis que le salaire moyen n’a augmenté que de 14 % en France au cours de la même période. Les écarts sont ainsi particulièrement significatifs au sein même des entreprises françaises et dans leur chaîne de production : le PDG de Sanofi gagne par exemple en moins d’une journée le salaire annuel moyen d’un français.
    Pour Manon Aubry, « Des scandales d’évasion fiscale tels que les Paradise Papers, les écarts de rémunérations au sein de grandes entreprises ou la réforme fiscale d’Emmanuel Macron, montrent que les responsables économiques et politiques ne sont pour l’instant pas décidé.e.s à s’attaquer sérieusement à cette injustice ».
    « Face à l’indignation que suscitent les inégalités, les entreprises et les responsables politiques se trouvent maintenant à un carrefour : laisser perdurer ce système biaisé ou prendre le problème à bras le corps car les inégalités ne sont pas une fatalité mais le fruit de choix politiques et économiques. Des solutions existent pour les combattre ! ».
    Oxfam appelle le gouvernement français à prendre les mesures fortes pour que cesse la spirale infernale des inégalités. Les décideurs politiques doivent pour cela réguler les multinationales afin que les richesses soient mieux partagées, et défendre les droits des personnes pauvres, notamment les femmes, victimes des inégalités.
    « Il est temps de peser de tout notre poids pour rééquilibrer la balance et permettre aux 99 % de combattre les inégalités et vaincre la pauvreté » lance Manon Aubry.
    Oxfam lance à cette occasion sa nouvelle campagne « Contre les inégalités, pesons de tout notre poids ».
    A cet effet, une pétition a été lancée sur www.loi-inegalites.fr pour demander aux citoyen.ne.s de soutenir les demandes formulées par Oxfam, auprès du Président de la République, Emmanuel Macron. Oxfam lui demande d’adopter les mesures
    suivantes dans le cadre d’une loi contre les inégalités afin que nos économies bénéficient à toutes et tous, et non à quelques privilégié.e.s :
    • Partager équitablement les richesses créées au sein des entreprises, entre dirigeant.e.s, salarié.e.s et actionnaires : en finir avec le versement de dividendes records et limiterl es écarts démesurés de revenus au sein d’une même entreprise, garantir un salaire décent à tous les travailleurs tout au long de la chaîne de production
    • Renforcer les mesures de lutte contre l’évasion fiscale pour financer les services publics qui réduisent les inégalités : imposer la transparence fiscale aux entreprises, lister véritablement les paradis fiscaux et mettre fin à l’impunité fiscale pour les fraudeurs
    • Redistribuer équitablement les richesses par la défense d’un système fiscal juste et progressif : privilégier les impôts dont sont surtout redevables les plus riches, tels que l’impôt sur la fortune plutôt que des impôts injustes comme la TVA et assurer que les entreprises contribuent leur juste part d’impôts.
    Avec cette loi, la France a l’occasion de devenir un pays pionnier dans la lutte contre les inégalités et de donner forme à une économie plus humaine, inclusive et responsable.

     

    rapport oxfam résumé

    rapport oxfam intégral

     


  • ACTION ce jeudi 18 Janvier à 17h!

    Solidarité avec les grévistes de l'Hôtel Holiday Inn de la Porte de Clichy (Paris)
    Les salarié·e·s chargé·e·s du nettoyage de l’hôtel Holiday Inn de la Porte de Clichy en région parisienne sont en grève depuis le 19 octobre dernier, avec leur syndicat CNT-SO et soutenu.e.s par la CGT HPE.
    Elles réclament entre autre la fin de la répression syndicale, le paiement des heures effectivement travaillées, et leur internalisation, pour sortir des griffes du sous-traitant Héméra qui ne respecte ni les droits légaux ni les salariés. Ces travailleuses, précaires, issues le plus souvent de l’immigration, sont parmi les premières victimes de l’offensive patronale en cours contre les conditions de vie et de travail de tous et toutes.
    Les hôtels Holiday Inn font partis du groupe hôtelier Intercontinental.
    A Lyon, ce groupe est impliqué dans la fermeture de l’hôpital et du planning familial de l’Hotel Dieu, puisqu’il sera chargé d’exploiter l’hôtel de luxe cinq étoiles, dont l’ouverture est imminente, et qui vient remplacer ces services pourtant indispensables à la santé de la population, en particulier des femmes. Il exploite également l’Hotel Crown Plaza où nous vous proposons de nous rassembler.
    Depuis 88 jours que la grève se poursuit, le groupe Intercontinental est dans une attitude de mépris et cherche l’épuisement des grévistes. Les grévistes, pour leur part, ne baissent ni la tête ni les bras, encourag·é·s par la récente victoire des salariés sous-traités du nettoyage des gares du Nord parisien.
    Nous affirmons notre solidarité pleine et entière avec les grévistes.
    Au groupe Intercontinental, nous disons : si vous n'accéder pas aux revendications des grévistes, si vous refusez d’ouvrir des négociations sur le sujet de l’internalisation et du respect des droits pourtant garantis par la loi, nous n’aurons de cesse de dévoiler les pratiques sociales du groupe par des actions répétées, y compris dans le contexte de l’ouverture prochaine de l’établissement de l’Hôtel Dieu.
    Pour l’heure, nous appelons à un premier rassemblement de solidarité

    ce jeudi 18 janvier à 17h devant L’Hotel Crown Plaza
    22 quai Charles de Gaulle (arrêt des bus C4 et C5 cité international)
    VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX
    La solidarité est notre arme, faisons plier les exploiteurs!


  • Agissons pour libérer AHED TAMIMI et les prisonniers palestiniens

    A Lyon le Samedi 20 janvier

     Aucun enfant ne doit vivre sous l’occupation militaire israélienne !

    Appel à action du 10 au 20 janvier 2018 : Agissons pour libérer Ahed Tamimi et tous les prisonniers politiques palestiniens ! A l’appel de Samidoun, le réseau palestinien de solidarité avec les prisonniers palestiniens, participons à une semaine internationale d’action du 10 au 20 janvier 2018 pour la libération de Ahed Tamimi et des prisonniers politiques palestiniens et notamment notre ami avocat franco-palestinien Salah Hamouri.

    RASSEMBLEMENT et MARCHE A LYON LE SAMEDI 20 JANVIER

    PLACE DE LA REPUBLIQUE A 15h

    Ahed Tamimi, mineure de 16 ans arrêtée le 19 décembre dernier par l’armée israélienne dans son village Nabi Saleh entouré de colonies, a été présentée à la justice militaire le 28 décembre. les douze charges finalement retenues contre elle (de la gifle à un soldat, à jets de pierre, et harcèlement envers l’armée) risquent de lui valoir plusieurs années de prison . Sachant que le taux de condamnation des palestiniens traduits devant les tribunaux militaires est proche de 100%, il est urgent d’agir. C’est le moment d’agir !

     

    Ecrivons à nos députés , et interpellons le gouvernement français.

    Ci dessous les outils de l’action : les faits, le modèle de lettre, la liste des mails du premier ministre, du ministre des affaires étrangères, et de l’Elysée , la liste des mails des députés

    Les faits : Un niveau critique est atteint dans les abus et les violations des droits humains par Israël en particulier envers les enfants palestiniens. Interpellons nos législateurs et ministres pour qu’ils agissent et tiennent Israël pour responsable de ses violations : Pour qu’ils condamnent fermement la détention d’enfants, qui viole les droits des enfants , les droits humains et le droit international. Pour qu’ils exigent d’Israël et de son régime militaire la garantie du respect des droits des enfants palestiniens. Israël signataire de la Convention internationale des droits des enfants CIDE, le 28 octobre 1992 refuse sa responsabilité de puissance occupante sur les enfants des territoires occupés . Il viole toutes les règles sur les emprisonnements d’enfants établies et rappelées par le haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme. Pour qu’ils se rapprochent de l’ambassadeur d’Israël en France et indiquent leur condamnation de ces violations, et pour qu’ils exigent la libération immédiate de Ahed Tamimi et des enfants prisonniers. Israël est le seul pays du monde qui arrête et poursuit systématiquement des enfants devant des tribunaux militaires, c’est à dire en l’absence de toute garantie fondamentale en matière de procédure. Selon l’organisation Defense for Children International-Palestine, israël poursuit chaque année entre 500 et 700 enfants devant des tribunaux militaires. En ce moment 450 enfants palestiniens sont détenus dans des prisons militaires, pour de longues périodes en attente de leur procès, en cellules d’isolement, maltraités, intimidés, subissant des interrogatoires où ils sont harcelés et violentés. Ahed Tamimi âgée de 16 ans, arrêtée et emprisonnée depuis le 19 décembre a été présentée menottée et entravée aux juges de la cour militaire. Israël pratique une politique délibérée de terreur envers les enfants palestiniens.


    Modèle de lettre à votre député, au ministre des affaires étrangères, au premier ministre, et au président de la république

    Objet : l’arrestation et les violences sur des enfants palestiniens par Israël doit cesser


    Monsieur ou Madame le député, Monsieur le ministre,

    Je vous écris afin de solliciter votre soutien et votre intervention afin d’appeler à l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes. En Particulier sur le cas de Ahed Tamimi poursuivie par le gouvernement israélien : le 15 décembre dernier Mohamed Tamimi 15 ans a été visé et atteint à la tête par les forces d’occupation israéliennes, d’une balle de métal recouverte de caoutchouc tirée à courte distance. Le jeune garçon était dans un état critique et sa cousine Ahed Tamimi âgée de 16 ans est visiblement bouleversée par l’annonce de son état et la gravité de ses blessures.

    Les mêmes soldats qui avaient tiré sur Mohamed s’approchèrent de la maison familiale une heure plus tard, et Ahed les a alors frappé en leur criant de partir. Cette scène a été filmée par sa mère et diffusée sur les réseaux sociaux. La vidéo montre le courage de cette jeune militante affrontant à mains nues deux soldats lourdement armés. Le 19 décembre 2017, Ahed Tamimi a été arrêtée chez elle en pleine nuit et enlevée à sa famille par les forces d’occupation . Elle a été traduite devant un tribunal militaire et 12 motifs d’inculpation retenus contre elle lui font courir le risque de 12 années de prison. Les tribunaux militaires israéliens ne traitent que des cas de prisonniers palestiniens avec un taux de condamnation de 99,74%. Ainsi l’avenir de Ahed Tamimi paraît bien sombre sans notre intervention. Je vous demande d’apporter votre soutien urgent à la libération immédiate de Ahed Tamimi et à la levée de toutes les charges retenues contre elle.

    Malheureusement le cas de Ahed Tamimi n’est pas isolé. Selon l’association Defense of Children International – Palestine, Israel poursuit chaque année de 500 à 700 enfants devant des tribunaux militaires certains âgés de 12 ans et détient en prison une moyenne de 200 enfants.

    Les enquêtes des agences des Nations Unies, incluant l’UNICEF, Human Rights Watch, Bt’selem, Amnesty International and Defense for Children International – Palestine, ont fourni des preuves sur les éléments suivants : 3 sur 4 des enfants arrêtés subissent des violences lors de leur arrestation ou des interrogatoires par les soldats israéliens. Les enfants palestiniens sont fréquemment arrêtés lors de descentes nocturnes dans leur foyer, 85% des enfants palestiniens arrêtés ont eu les yeux bandés, et 95% menottés, privés d’accès à un avocat, et de visite de leurs parents durant les interrogatoires, forcés de signer des aveux.

    Les enfants palestiniens sont souvent placés en détention administrative (héritage de la législation britannique mandataire qui permet de détenir un prisonnier sans jugement ni accès au dossier pendant des périodes pouvant aller jusqu’à 6 mois et renouvelables plusieurs fois NDLT) . Ces enfants peuvent ainsi être détenus plusieurs mois sans inculpation ni procès.

    Des enfants palestiniens sont condamnés par des tribunaux militaires et emprisonnés dans des centres de détention souvent situés hors des territoires occupés, en Israël, ce qui rend très difficile les visites de leurs familles. Depuis 2016, les autorités israéliennes ont augmenté l’usage des cellules d’isolement pour les interrogatoires, une pratique assimilée à de la torture par la loi internationale.

    En 2013 l’UNICEF a publié un rapport intitulé « Enfants en détention militaire israélienne : observations et recommandations », ce rapport conclut que « la maltraitance des enfants au contact du système militaire de détention semble être généralisée, systémique et institutionnalisée tout au long du processus, depuis le moment de leur arrestation jusqu’à la poursuite en justice de l’enfant , son éventuelle condamnation et l’application de la peine. » « Sans lien avec leur culpabilité ou leur innocence, les enfants en infraction avec la loi ont droit à des protections spéciales et à tous les droits garantis par la loi internationale sur les droits humains , et au droit international humanitaire . Israël a signé et ratifié les Normes internationales de justice pour les mineurs , en 1991. Et ces dernières exigent que les enfants ne soient privés de liberté qu’en dernier recours, ne doivent pas être détenus de façon illégale ou arbitraire, et ne doivent pas être l’objet de torture ou d’autre punitions, ou de traitements cruel inhumain ou dégradants. » Je vous demande de prendre contact d’urgence avec l’ambassadeur d’Israël et de tenir Israël pour responsable de ses pratiques de détention d’enfants, qui sont une violation des droits des enfants, des droits humains et du droit international.

    Je vous remercie de votre attention et de représenter mes préoccupations par les actions que vous entreprendrez pour Ahed Tamimi et pour tous les enfants palestiniens prisonniers

    Respectueusement,

    Nom – adresse Les contacts :

    -> Liste des député.e.s du rhône

    thomas.rudigoz@assemblee-nationale.fr

    hubert.julien-laferriere@assemblee-nationale.fr

    jean-louis.touraine@assemblee-nationale.fr

    anne.brugnera@assemblee-nationale.fr

    blandine.brocard@assemblee-nationale.fr

    bruno.bonnell@assemblee-nationale.fr

    anissa.khedher@assemblee-nationale.fr

    patrice.verchere@assemblee-nationale.fr

    bernard.perrut@assemblee-nationale.fr

    thomas.gassilloud@assemblee-nationale.fr

    jean-luc.fugit@assemblee-nationale.fr

    cyrille.isaac-sibille@assemblee-nationale.fr

    daniele.cazarian@assemblee-nationale.fr

    yves.blein@assemblee-nationale.fr


    Ministère des affaires étrangères :

    jeanyves.ledrian@diplomatie.gouv.fr

    nathalie.loiseau@diplomatie.gouv.fr

    Premier ministre : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

    Elysée :

    secretariat.presse@elysee.fr alexis.kohler@elysee.fr ( secrétaire général)

    patrick.strzoda@elysee.fr (directeur de cabinet)

    francois-xavier.lauch@elysee.fr (chef de cabinet)

    ismael.emelien@elysee.fr (conseiller spécial)


    Liens : #FreeAhed #FreeIsraelipoliticalprisoners #EndIsraeliOccupation https://forward.com/opinion/391435/... http://www.middleeasteye.net/column... http://www.dci-palestine.org/issues...


  • LE TEMPS DE LA PALESTINE

    2018, année de la Palestine en France

    Appel à l'attention des artistes, des associations, des citoyen-ne-s, défenseurs des droits humains, amoureux de la Liberté...


    Alors que Trump, le président des États-Unis, vient de légitimer un fait colonial accompli par Israël en reconnaissant Jérusalem-Al Qods comme sa capitale exclusive, le gouvernement français déclare l’année 2018 «Saison France/Israël».

    De nombreuses manifestations culturelles pour le 70ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël sont annoncées en France. Nous sommes choqués de voir notre pays, la France, prêter la main à la gigantesque opération de propagande d’un régime de colonisation, d’oppression et d’apartheid qui foule délibérément le droit international, tout en présentant une façade attractive avec l’aide de véritables diplomates culturels. Depuis plus de 70 ans, les Palestiniens appellent à la reconnaissance de leur histoire et de leurs droits. Leurs droits à l'Humanité et à l'existence sur leur terre. Depuis 70 ans ces droits sont niés. Occupation, bouclages, violences, massacres, expulsions, annexion, apartheid... forment le quotidien de tout un peuple. Depuis 70 ans, la Nakba, la catastrophe de 1948, continue, sous le regard, au mieux gêné, au pire complice de la communauté internationale. Et la culture palestinienne n’est pas plus épargnée.

    Nous, artistes, travailleurs culturels, citoyens engagés, défenseurs des droits humains, associations, solidaires des campagnes B.D.S (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), amoureux de la liberté, disons : cela suffit, 2018 DOIT ÊTRE LE TEMPS DE LA PALESTINE, l’année de Jérusalem et de Gaza.

    En 2018, nous entendons promouvoir l’année de la Palestine, de Gaza à Jérusalem. Dans cet esprit nous appelons à multiplier les manifestations et initiatives culturelles, partout en France, à mutualiser les moyens, et à mettre en commun un agenda et une plate-forme de diffusion pour donner le maximum de publicité à chacun des évènements qui sera organisé, du plus petit au plus grand.

    Il est temps que les Palestiniens recouvrent leurs droits. Il est temps que les femmes, les hommes et les enfants de Palestine puissent vivre libres. 2018, doit être le temps de l'espoir, comme le clamait le poète palestinien, Mahmoud Darwish :

    "Nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir.

    Espoir de libération et d'indépendance.

    Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes.

    Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école.

    Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire.

    Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang.

    Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix. Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir. 


    Pour signer l'appel : http://letempsdelapalestine. wesign.it/fr

    Site de l'Appel : http://www. letempsdelapalestine.fr

    Facebook : https://www.facebook.com/2018. Le.Temps.de.la.Palestine

    Instagram : https://www.instagram.com/letempsdelapalestine

    Twitter : https://twitter.com/LeTempsdeLaP

    Adresse de contact : contact@letempsdelapalestine.fr


  •  

    Manifestation samedi 13 janvier à 11h

    devant la Métropole

    20 rue du Lac, (Lyon 3e, métro Part-Dieu ou Place Guichard)

     

    Depuis le mardi 12 décembre, un immeuble entier appartenant à la Métropole et vide depuis plusieurs années a été réquisitionné afin de loger une centaine de migrant.e.s (dont des familles avec enfants). Cette occupation fait suite à l’expulsion d’une cinquantaine de demandeurs/euses d’asile et mineurs isolés d’un couloir de l’hôtel Athéna à la Part-Dieu au début du mois de novembre, qui avaient ensuite été mis à l’abri par des étudiant.e.s solidaires à l’université Lyon 2.

    Cette mobilisation a permis de rendre visible la réalité vécue par des centaines de personnes exilées à Lyon, mises à la rue par l’Etat et harcelées chaque jour par la police. Les droits les plus fondamentaux leur sont refusés. Ce lieu a été ouvert pour répondre à une situation d’urgence, se substituant de fait aux obligations de l’Etat et de la collectivité, qui commencent même à y envoyer des personnes qu’ils ne peuvent soi-disant pas prendre en charge ! La priorité de la Métropole est claire : vider le centre-ville de ses pauvres et y développer une activité économique réservée aux plus riches (comme le démontrent les nombreux travaux d’aménagement du quartier de la Part-Dieu ces vingt dernières années). Sa communication est mensongère : elle détient des locaux vides non affectés à l’hébergement et prétend tout mettre en œuvre pour le plan grand froid.

    A l’échelle nationale, cette politique anti-sociale et raciste se traduit par un durcissement anti-migratoire, dont l’objectif est d’augmenter le nombre d’expulsions et d’accélérer leur exécution. Le gouvernement multiplie les circulaires répressives :
    - Après avoir demandé aux préfets de systématiser les placements en rétention des personnes en situation irrégulière, Collomb s’est félicité d’avoir fait remplir l’ensemble des CRA (centres de rétention administrative) du territoire en l’espace de quelques semaines.
    - Il a demandé aux associations de coopérer à l’identification et à l’expulsion des sans papiers dans les dispositifs d’hébergements d’urgence, en contradiction totale avec le principe d’inconditionnalité de cet hébergement.
    - Il a essayé de faire jouer un rôle de délation, de contrôle et de fichage aux établissements psychiatriques.
    - Alors que des milliers de personnes dorment à la rue, le ministre de l’intérieur a décidé l’ouverture de plus de 400 places en CRA plutôt que d’ouvrir des places d’hébergement d’urgence comme le prévoit la loi.

    Une proposition de loi a déjà été adoptée en première lecture à l’assemblée pour faciliter le placement en rétention des demandeurs d’asile en procédure Dublin
     [
    1].

    En parallèle, Macron et Collomb préparent un nouveau projet de loi liberticide et xénophobe sur l’immigration conduisant notamment à doubler la durée maximum légale de rétention (90 jours contre 45 actuellement) et à faire sortir les mineurs étrangers isolés du droit commun qui garantit actuellement la protection de tous les enfants sans distinction (même si ce droit est déjà largement bafoué dans les pratiques).

    Ces politiques conduisent à toujours plus de misère et de répression.

    La fermeture des frontières, les traitements dégradants et inhumains infligés aux migrant·e·s partout en Europe sont des signes de régression historique. Face à cette remise en cause des droits humains fondamentaux et des principes du droit d’asile, nous devons réagir ! Les migrations ne sont que la conséquence des politiques impérialistes de la France et de ses alliés partout dans le monde qui créent la guerre et la misère.

    Nous appelons à continuer la mobilisation et réaffirmons que c’est par la solidarité, l’entraide et la lutte collective que nous pourrons faire reculer l’Etat et ses politiques racistes et antisociales.

    Nous exigeons dès aujourd’hui :

    - La régularisation de tou.te.s les sans-papiers, à commencer par le passage immédiat à la procédure normale pour tous les demandeurs/ses d’asile en procédure Dublin* du 12 rue Baudin ainsi que l’annulation de leurs OQTF (obligations de quitter le territoire français).
    - La
    prise en charge immédiate de tou.te.s les mineur.e.s isolés : un toit et une scolarisation.
    - L’abandon du projet de loi « Collomb » sur l’immigration.
    - L’arrêt des expulsions des sans papiers.
    - L’arrêt des expulsions de logements ainsi que des coupures de fluides (eau, électricité, gaz).
    - Un logement décent et pérenne pour tou.te.s.
    - La réquisition des logements vides.

    Nous invitons chacun et chacune à se joindre à la manifestation du Samedi 13 janvier à 11h devant la Métropole au 20 rue du Lac (Lyon 3e).

    Le collectif “Amphi Z Solidaires”

    soutenu par le Collectif Agir Migrants Lyon

    [1] Procédure Dublin : Procédure issue d’un règlement européen qui contraint arbitrairement les exilé.e.s à faire examiner leur demande d’asile dans le pays où leurs empruntes ont été relevées pour la première fois. Ainsi, un.e exilé.e ayant parcouru un trajet long et dangereux ne pourra pas demander l’asile dans le pays où il.elle souhaitait se réfugier.

     






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