• Projet de loi sur la sécurité intérieur

    qu'est ce qui va sortir du Colomb?

     

    Le nouveau ministre de l'intérieur (et toujours merde Lyon) nous a pondu un nouveau projet de loi sécuritaire sensé rendre obsolète l'état d'urgence. 

     

    A quoi doit t'on s'attendre de la part du ministre des matraques, des bavures et de la chasse aux migrant-es? 

    Le syndicat de la magistrature propose un premier décryptage:

     

    conférence de presse de décryptage du texte :

     

     


  • LIBERTÉ POUR DJELIL ENFERMÉ AU CRA AUCUNE EXPULSION

    MANIFESTATION, vendredi 30 JUIN 18 h, départ face au Palais de justice, rue Servient en direction de la préfecture

     

    Djelil 15 ans et 8 mois est enfermé au Centre de rétention Saint-Exupéry suite à une OQTF sans délai avec interdiction de retour délivrée par le préfet. La préfecture qui a considéré sa présence en France comme une “menace à l’ordre public” (sic) prépare son expulsion vers l'Italie dans les jours à venir en utilisant la “procédure Dublin” (Cette procédure dite de “réadmission” consiste à renvoyer un étranger dans le 1er pays d’Europe sur le sol duquel il a posé les pieds). À son arrivée à Lyon, Djelil a subi une évaluation de la MEOMIE (Mission pour l’Évaluation et l’Orientation des Mineurs Isolés Étrangers, un service de l’ASE sous la responsabilité de la Métropole). La MEOMIE n’a alors pas mis sa minorité en doute et l’a mis à l’abri. Son acte de naissance jugé faux par la fraude documentaire ne prouve pas pour autant la majorité de Djelil, ni sa volonté d’escroquer la France (rappelons qu’en Côte d’Ivoire, 2,8 millions ne sont pas enregistrés à leur naissance. Il en est de même des tests osseux qu’on lui a fait subir lesquels donnent un âge pouvant varier de 17 ans possible aux dents à 18 ans à la main et de 21 à 35 ans à la clavicule ce qui permet de retenir un âge moyen entre 26 ans et 29 ans avec un âge minimum de 21 ans”. (sic) Le préfet se réfugie derrière les jugements des tribunaux qui ont confirmé ses décisions. Mais les tribunaux se sont renvoyés la balle sur l’âge de Djelil considérant qu’il lui appartenait de faire lui-même la preuve de sa minorité. Exigence absurde quant on sait la complexité des démarches à faire pour un mineur né en Côte d’Ivoire de parents Burkinabés et alors que Djelil est enfermé au CRA ! Rappelons que la MEOMIE qui l’a pris en charge en tant que mineur durant 4 mois ne lui a fait rencontrer aucun juge des enfants et ne lui a donné aucun moyen de consolider son identité. Et Djelil n’a pas été scolarisé en dépit de ses demandes et de l’obligation scolaire qui s’applique à tout jeune de son âge quelle que soit sa situation administrative.

    Djelil ne doit pas être renvoyé en Italie où il pourrait être enfermé, ou devenir un enfant-fantôme errant seul sans identité ni reconnaissance ! Djelil doit être libéré, retrouver la protection de l’ASE, être scolarisé dès la rentrée

    À la veille des vacances, tout est à craindre. Si Djelil est expulsé, d’autres jeunes (mineurs ou non) risquent de subir le même sort.

    D’autant que les propos du ministre de l’Intérieur et les actes de ces dernières semaines annoncent la mise en place d’un nouveau durcissement : à Lyon, refus d’hébergement et chasse d’étrangers en procédure de demande d’asile, mineurs laissés à la rue ; familles avec enfants scolarisés à Vaulx-enVelin mises à la rue début juin par le préfet ; accueil à coups de gaz lacrymogène d’exilés fuyant l’Afghanistan, la Syrie, le Soudan, l’Érythrée... à Paris (au centre dit de « premier accueil » de La Chapelle) ; intensification de la traque et du harcèlement des personnes migrantes et de ceux qui souhaitent leur venir en aide à Calais, à Nice, dans la vallée de la Roya : « rarement les autorités n’avaient semblé si déterminées à harceler les migrants » (Médecin du Monde , 17/06/17)…


  • Tou.te.s dans la rue le 19 juin

     

    A l’appel du front social, manifestation à Lyon le 19 juin au départ de Hôtel de Ville.

    Ne laissons pas de répit à ce gouvernement de flics et de patrons !
    Nous connaissons déjà les intentions offensives de Macron contre le code du travail et nos conditions d’existence. Ne lui laissons aucun délai pour appliquer ses mesures antisociales : le temps est à la mobilisation, pas à la négociation !


    - La loi El Khomri permet aux accords de branche et d’entreprise de s’appliquer même en étant moins favorables aux travailleurs que le code du travail. Macron prévoit d’étendre ces abus aux salaires et au temps de travail : c’est la remise en cause du SMIC et des 35 heures.
    - En plus du salaire direct, c’est le salaire différé qui est attaqué (ce qu’on appelle les cotisations sociales). En passant une part du salaire différé en salaire direct, Macron désire fragiliser et condamner à terme notre système de protection sociale : assurance chômage, assurance maladie et hôpitaux, allocations familiales, retraite, etc : toutes les aides sociales en souffriront.
    - En plafonnant les indemnités prud’homales, Macron souhaite donner les pleins pouvoirs aux patrons pour licencier abusivement les salariés.
    - Avec 120000 suppressions de postes dans la fonction publique, les fonctionnaires des collectivités territoriales mais également de l’Éducation nationale n’ont qu’à bien se tenir. Ces suppressions rendront caduques ses promesses de réduire la taille des classes scolaires.
    - Comme ses prédécesseurs, Macron entend renforcer la présence militaire française en Afrique et au Moyen-Orient ainsi que les politiques sécuritaires en France : parade en blindé, voyage au Mali s’inscrivant dans l’impérialisme français, prolongation de l’état d’urgence, renforcement des pouvoirs de la police, nomination de Gérard Collomb en tant que ministre de l’Intérieur, sans doute récompensé pour l’ensemble de son œuvre sécuritaire : répression des mouvements sociaux, vidéosurveillance, criminalisation des prostituées, expulsions locatives, chasse aux sans-papiers...
    - La construction de plus de prisons ne servira non pas à les désengorger mais à emprisonner plus de personnes précaires, dans le cadre de la criminalisation de la précarité.


    Comme toujours, cette marche forcée vers l’ubérisation touchera plus durement les plus précaires d’entre nous, les femmes et les personnes issues de l’immigration.
    Macron entend mener ses attaques à l’aide d’ordonnances dont l’application immédiate sans l’aval de l’Assemblée Nationale limitera drastiquement notre capacité d’organisation. C’est pourquoi il est primordial de construire la mobilisation la plus large possible en se constituant en tant que front social et ainsi se doter d’une véritable capacité d’action. Syndicalistes et associations, jeunes et moins jeunes, précaires, nous devons tou·te·s passer outre l’inertie, la division et le sectarisme pour passer à l’offensive dès maintenant.

    Manifestation au départ de Hôtel de Ville le 19 juin à 18h

     

    P.-S.
    Le Front Social est une coordination composée de syndicats, associations, collectifs, médias alternatifs, de militants, de femmes et d’hommes construisant la riposte à la politique libérale du président Macron et la convergence des luttes.


  • APPEL AU RASSEMBLEMENT VENDREDI 16 JUIN à 17h30 devant la préfecture (rue Dunois) !

     

    Après le rejet des recours de Djelil, par la Cour d’appel et le Tribunal administratif, la menace de l’exécution de son expulsion voulue par le préfet se fait de plus en plus pressante.
    Soyons nombreuse et nombreux à venir le soutenir !
    RASSEMBLEMENT VENDREDI 16 JUIN à 17h30 devant la Préfecture du Rhône
    (rue Dunois)

    Djelil Guigma est un jeune Burkinabé, né en Côte d’Ivoire. Âgé aujourd’hui de 15 ans et 8 mois, il est actuellement détenu par la Police des Airs et des Frontières au Centre de Rétention Administratif de St Exupéry. Mis à l’abri par la MEOMIE lors de son arrivée en France, cette dernière ne l’a en aucun cas aidé à obtenir des papiers dans son pays d’origine. Suite à des tests d’âge osseux qui lui donnent 17 ans au poignet, 17 à la clavicule et 29 aux dents, le parquet a ordonné sa mise en rétention en vue d’une expulsion imminente ! Djelil a épuisé les recours possibles (devant le JDL, le TA et la Cour d’Appel). Les tribunaux exigent qu’il produise de nouveaux papiers d’identité - alors que de telles démarches en 5 jours depuis un centre de rétention sont impossibles. Aujourd’hui, Djelil n’a toujours pas été relâché et le risque de son expulsion se fait chaque jour plus pressent.
    Djelil a déjà traversé la moitié d’un continent à pied, il a été emprisonné en Libye et a risqué sa vie en mer, ne laissons pas la France continuer la spirale infernale de la violence !!
    A partir du doute sur son acte de naissance, la majorité du gosse est devenue une certitude pour le parquet et le préfet alors qu’elle ne peut raisonnablement découler ni d’un présumé faux acte de naissance, ni de tests osseux aux résultats aussi vagues.
    A ce régime, de très nombreux autres mineurs isolés dont l’état civil n’est pas encore consolidé peuvent se voir délivrer une OQTF sans délai avec interdiction de retour, avant de se retrouver au CRA et dans des avions les refoulant ! Le Préfet expérimente avec Djelil une méthode de rejet des mineurs isolés étrangers encore plus brutale, arbitraire, et expéditive que tout ce qu’on a connu jusque là.
    LIBÉRATION IMMÉDIATE POUR DJELIL !


  • Communiqué de parents d’élèves de l’école Grandclément à Vaulx-en-Velin auquel se joignent le collège Barbusse, les écoles Gagarine, Wallon et la crèche Croizat.


    Depuis le mois de Mars, 3 familles (5 adultes et 6 enfants de moins de 6 ans) ont été expulsés du CADA (centre d’accueil des demandeurs d’asile) de Vaulx-en-Velin. Elles dorment à l’école Grand-Clément (école où sont scolarisés les enfants) grâce à l’occupation des locaux en semaine, et le week-end sont logées à l’hôtel. Ce n’est pas tenable à long terme et les vacances d’été arrivent. Cette mise à l’abri, dans l’urgence, ne permet pas aux familles de se poser, ni de se projeter.
    La mairie et la préfecture n’ont rien fait pour trouver des solutions, au contraire elles cherchent à intimider les personnels mobilisés.
    Cette situation a déjà eu lieu et se répètera d’année en année. Maintenant il faut que ça s’arrête ! Il faut trouver les moyens d’une solidarité concrète avec les familles et le personnel. trouver des solutions de logement à moyen ou long terme, faire pression sur les pouvoirs publics et soutenir le personnel engagé.
    C’est l’occasion de choisir la vie qu’on veut vraiment mener ici : laisser les choses aller (chacun dans sa misère) ou bien se tenir ensemble et faire de la place pour tout le monde.


    Jeudi 15 juin : manifestation au départ de l’école Grandclément à 15h45 (51 rue de la République 69 120 Vaulx-en-Velin) avec l’école Croizat, le collège Barbusse, l’école Wallon, l’école Gagarine, l’école Grandclément

     






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