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    Le salaire socialisé : un principe anticapitaliste

     

    Sur une fiche de paie, une partie du salaire est payée individuellement aux salariés, c’est le salaire net (ou salaire direct). L’autre partie, formée de cotisations sociales, est versée dans les différentes caisses (sécurité sociale, etc.) : le salaire indirect ou le salaire socialisé.

    La cotisation sociale fait donc partie intégrante du salaire. Réduire la cotisation sociale, sous prétexte de soulager les « charges » de l’entreprise, c’est réduire le salaire ! Elle n’est pas un prélèvement ou une charge, ni un impôt, ni une taxe, ni une épargne, ni une assurance mais du salaire !

    Il permet la reconnaissance sociale de toutes les situations des travailleurs et de prendre en compte les aléas de la vie. Qu’ils soient actifs, précaires, chômeurs, retraités, les salariés sont reconnus en tant que travailleur : le chômeur indemnisé comme un salarié demandeur d’emploi, le retraité, comme un salarié pensionné.

    Cet aspect est important car il pose comme principe, la solidarité entre les travailleurs et il confisque aux représentants de l’État la gestion d’une partie des revenus des travailleurs : le salaire socialisé.

    Ces vingt dernières années, les taux de cotisations patronales ont augmenté de 1,8 %, celles des salariés de 8,2 %. Il est temps de rattraper ce retard, seule vraie cause de déséquilibre du système. En effet, les richesses produites dans les entreprises, sont le fruit de l’activité des travailleurs eux-mêmes elles doivent donc leur revenir.

     

    Les cotisation pour l'assurance chômage font partie de ce salaire socialisé. L'UNEDIC est gérée de façon paritaire par les organisations patronales et les syndicats jaunes. 

    Il est inadmissible que des ennemis de classes gèrent notre salaire.

     

     


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